Des rassemblements de personnel et le blocage des entrées sont prévus devant les deux maisons d’arrêt de Villefranche-Sur-Saône et de Talaudière (Loire), jeudi 12 juillet au matin.
Le syndicat des surveillants de prison UFAP-UNSA Justice caladois entend remettre en cause, « le surplus de travail » causé par les transferts hebdomadaires de prisonniers (6 à 12 détenus chaque jeudis) de Lyon-Corbas vers la prison de Villefranche, « la mauvaise gestion de Lyon-Corbas ainsi que le laxisme grandissant vis-à-vis des détenus ».
Le syndicat dénonce également le manque d’effectifs dans un établissement pénitentiaire qui compte 128 surveillants au lieu des 138 prévus.
L’autre préavis de grève déposé par le personnel de la maison d’arrêt de Talaudière, concerne lui la surpopulation de l’enceinte et les faits d’agressions qui se multiplient.
Une situation qui n’est pas isolée si l’on en croit la direction de la prison de Saint Quentin Fallavier (Isère) qui reconnait dans une “note d’information à l’attention du personnel” signée par le chef d’établissement que les conditions de travail y sont « pour le moins difficiles et infernales en termes de rythme ».
De son côté, le syndicat Ufap-Unsa Justice assure dans un communiqué que “le personnel est malade, malade de ces cadences de travail infernales subies depuis de nombreux mois, […] malade de cette pression autoritaire constamment subie…”. Selon ses estimations, l’organisation juge que 18 agents supplémentaires sont nécessaires au bon fonctionnement de la maison d’arrêt.

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