Dans un communiqué délivré jeudi 28 juin, le numéro 1 de la chimie française, Arkema, a annoncé, de nouveau, vouloir investir 70 millions d’euros dans le développement de la production de polymère fluoré, notamment utilisé dans les panneaux solaires photovoltaïque.
Cet investissement concernera le site de Pierre-Bénite (environ 430 salariés à l’usine), situé dans la Vallée de la chimie, au sud de Lyon et aura des répercussions sur le site de Saint-Auban (Alpes de Haute-Provence).
« Le polyfluorure de vinylidène (PVDF) est un produit technologique en forte croissance. On souhaite renforcer nos capacités pour faire face aux demandes européennes. Le site de Pierre-Bénite doit être compétitif et de taille mondiale », déclare à l’AFP (via 20minutes.fr)le directeur de la communication externe du groupe, Gilles Galinier.
Le principal syndicat de l’entreprise, la CGT, qui est favorable à un plan d’investissement, dénonce la réorganisation de la production qui va l’accompagner. Nicolas Avinin, secrétaire de la CGT souligne que ce plan ne va générer aucun emploi :
« Pour augmenter sa compétitivité, Arkema ne veut pas embaucher alors même qu’il investit 70 millions d’euros. Résultat, les créations de postes seront compensés par des suppressions. Et la charge de travail va s’alourdir. »
Pour cette raison, lors d’une première annonce officielle, en février dernir, une partie des ouvriers d’Arkema avait fait grève à l’appel de la CGT. Le groupe avait alors gelé le projet.
Une assemblée générale est prévue mercredi pour discuter d’éventuelles actions contre les modalités de ce plan d’investissement.

Enquêter sur l’extrême droite, mettre notre nez dans les affaires de patrons peu scrupuleux, être une vigie des pouvoirs politiques… Depuis 14 ans, nous assurons toutes ces missions d’utilité publique pour la vie locale. Mais nos finances sont fragiles. Nous avons besoin de 30 000 euros au 16 avril pour continuer d’être ce contre-pouvoir local l’année prochaine.
En 2025, nous faisons face à trois menaces :
- Un procès-bâillon : nous allons passer au tribunal face à Jean-Michel Aulas, ex-patron de l’OL qui nous attaque en diffamation.
- Des réseaux sociaux hostiles : Facebook, X, mais aussi Google, ces plateformes invisibilisent de plus en plus les médias indépendants en ligne.
- La montée de l’extrême droite : notre travail d’enquête sur le sujet nous expose et demande des moyens. Face à Vincent Bolloré ou Pierre-Edouard Stérin qui rachètent des médias pour pousser leur idéologie mortifère, notre média indépendant est un espace de résistance.
Pour toutes ces raisons, nous avons besoin de votre soutien : abonnez-vous ou faites un don à Rue89Lyon !
Chargement des commentaires…