Rude /
Sur les réseaux sociaux, la danse de la pluie a commencé le jeudi dans l’après-midi. Pourvu qu’il pleuve, pourvu qu’il pleuve et que toutes les fêtes de la musique soient annulées les unes après les autres.
Après une belle averse en fin d’après-midi qui laissait espérer un calme sur la ville, grand soleil à Lyon et ses environs. Les zikos du 21 juin n’ont pas attendu plus longtemps : les premières notes de guitare électrique ont résonné dans la presqu’île, en même temps que trois djembés étaient accordés plus loin. Ou l’inverse.
Toujours sur les réseaux sociaux, cette édition 2012 a été maudite dans un florilège de statuts assez drôles dont on a voulu faire l’assemblage, en sa mémoire.
Mais que fait la police ?
Yannick S. en fin de soirée, frôle la dépression nerveuse :
« J’attends 23h59 pour appeler la police. »
Fabien H. est plus réservé sur ce moyen, il :
« aimerait être de droite pour appeler les flics. »
La crise de nerfs et l’analyse politique
Laura L. n’apprécie pas le talent vert :
« Au secours… faites-les taire !!! ça fait 3 fois qu’ils nous rejouent « Cendrillon », 2 fois « we are the champions »… En dehors des reprises – et encore leur répertoire est so f… restreint, à quoi ça sert !!! »
Romain B. a une pensée pour les Vosgiens :
« Chaque mauvais groupe ce soir entraine invariablement une poussée de sympathie pour les électeurs de la seconde circonscription des Vosges #jacklang »
Ceux qui voudraient être critiques aux Inrocks
Superman nous la fait vivre en direct, cette Fête 2012 lyonnaise :
« J’entends au loin comme une reprise de Jean-Jacques Goldman. Décidément, on lui fait vraiment sa fête à la musique. »
Avant de constater :
« Reprise de Nirvana, puis de Noir Désir, mais toujours avec la voix de Jean-Jacques Goldman. Quel performeur ! #FromHell »
Fabien H. essaie de dealer :
« Je t’échange une batucada contre les reprises de Nirvana. Deal ? »
Antoine A. pousse l’analyse :
« Tout le monde s’est plaint hier soir des simili-rockers qui jouaient du Noir Désir avec leur crincrin mais la house filtrée avec une radasse qui chante par-dessus c’est pas mieux. Me demande même si c’est pas pire d’ailleurs. »
La vie d’un journaliste le soir de la Fête de la musique, ça peut aussi être celle de Benjamin. Lucide :
« Terminer un papier. Éteindre l’ordi. Aller pisser. Se rendre compte en tirant la chasse que ledit papier ne veut rien dire. Rallumer l’ordi. »
Cécile C. résume la situation :
« Ah bah oui c’est bien la fête de la musique aujourd’hui … c’est faux, c’est fort et c’est en bas de chez moi ! »
Quand François T. se fend d’une citation très à propos :
« Les mélomanes sont absurdement peu raisonnables. Ils veulent toujours que l’on soit absolument muet au moment où l’on ne demande qu’à être totalement sourd. Oscar Wilde »
Et vous, vous l’avez mieux vécue, cette Fête de la musique ?

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