Des parents d’élèves et des habitants du quartier ont occupé cette nuit le gymnase de l’école Victor Hugo (Lyon 1er). Ils ont décidé de se mobilier pour deux familles, d’origine serbe et kosovare, en attente de régularisation, et dont certains des enfants sont scolarisés au sein de cette école primaire, sont sans logement depuis début avril.
En l’absence de solution, ils ont voulu dprendre en charge les deux familles pour leur éviter de dormir dans la rue :
« Notre comité de soutien, démuni devant l’absence de solution réelle, a pris en charge une nuit d’hôtel supplémentaire. Depuis ce mardi et jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée, nous occuperons le gymnase chaque nuit, avec pour invitées ces deux familles, en espérant ainsi rendre plus visible le tragique de leur situation et nous faire entendre de nos interlocuteurs. »
Le collectif explique que « suite à la fin du dispositif du plan grand froid de Lyon, ces deux familles sont à la rue depuis le 11 avril. Elles avaient été hébergées, l’une par Forum Réfugié et l’autre à la clinique du rein (un centre d’accueil à Tassin, ndlr). Désormais, ils dorment ici et là. Et le plus souvent près de la gare de Perrache. Leurs enfants sont scolarisés à l’école Victor Hugo, mais rien est fait pour leur trouver un logement. »
Ils avaient interpellé le préfet pour lui demander la mise en application du Droit au Logement Opposable , la mairie de Lyon, plusieurs élus.
Pour le moment, « seule la maire du 1erarrondissement, Nathalie Perrin-Gilbert, a apporté une réponse concrète à cette situation en prenant en charge une vingtaine de nuitées d’hôtel », explique le porte-parole. Mais, pour le comité, « la mairie d’arrondissement n’a ni vocation, ni les moyens de prendre en charge l’hébergement des familles, et dès aujourd’hui ces enfants et leurs familles se retrouvent de nouveau à la rue, ce que nous ne pouvons tolérer. »
Le collectif a rendez-vous vendredi matin avec Pierre-Alain Muet, député socialiste de la circonscription, en pleine campagne législative pour sa réélection :
« On espère avoir des nouvelles du préfet, mais pour l’instant rien. Mais on a rendez-vous avec le député vendredi. On souhaite trouver une solution pérenne. Ce qui signifie concrètement un logement et des allocations. »

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