Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue ce lundi, l’ancien élu Vert de Grenoble Raymond Avrillier, a révélé que 264 sondages pour un montant de 6,35 millions d’euros avaient été commandés par la présidence de la République entre juin 2007 et juillet 2009.
Selon leprogres.fr, le « tombeur de Carignon » a détaillé :
« Ces documents montrent une addiction sondagière, une conduite à la petite semaine, au GPS des sondages» (…) «Uniquement en 2007, les prestations de conseils et les sondages payés sur fonds publics ont atteint 1,194 millions d’euros. C’est une somme énorme» (…) «Certains ont été clairement utilisés par l’UMP notamment en vue de l’élection présidentielle de 2012».
Il cite par exemple un sondage de décembre 2008 :
«Pour chacune des personnalités suivantes diriez-vous qu’elle ferait un(e) bon(ne) candidat(e) à l’élection présidentielle ?».
Raymond Avrillier avait saisi en 2009 le tribunal administratif de Paris en s’appuyant sur la loi du 17 juillet 1978 qui favorise l’accès aux documents administratifs.
Il avait eu gain de cause le 17 février dernier : la présidence de la République devait communiquer les conventions d’études et les factures des sondages qu’elle a fait réaliser entre 2007 et 2009.
Selon leprogres.fr, l’écologiste affirme, par ailleurs, ne pas avoir reçu les bons de commandes de sondages «indirects» commandés par l’intermédiaire des cabinets d’études Publifact, PubliOpinion et Giacometti lesquels n’ont, en outre, jamais été mis en concurrence comme le prévoit la loi :
«Cette surfacturation potentielle par ces intermédiaires soulève la question d’une sortie irrégulière d’argent des caisses de l’Etat».
Parmi les sondages, Raymond Avrillier, a obtenu la copie de «nombreux» sondages de 2008 concernant la liaison du président avec Carla Bruni, sa future épouse. Par exemple : «Que pensez-vous de son mariage possible avec Carla Bruni ?».

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