Ils se sont présentés en brochette ce jeudi. Les quatre candidats UMP aux élections législatives dans le Rhône ont voulu se montrer « unis et mobilisés ». Michel Havard, chef de file de l’opposition de Gérard Collomb, Emmanuel Hamelin (député battu en 2007), Laure Dagorne et Dominique Nachury ont d’abord longuement dressé le bilan de Nicolas Sarkozy. « Parce que la première échéance, c’est la présidentielle ».
Sur le mode-rengaine de : « chez nous c’est la lucidité », « chez Hollande c’est peu crédible », ils ont répété que le scénario de la Grèce se profilait si le candidat socialiste était élu. Pour eux, « rien n’est joué », d’autant que Michel Havard se dit frappé « par la lucidité des Lyonnais sur le terrain », malgré un sondage paru dans un hebdomadaire lyonnais prédisant un Hollande plébiscité à Lyon. Un document sur « l’action de Nicolas Sarkozy près de chez vous » doit malgré tout servir d’argument de campagne.
Quand les élus socialistes locaux (Gérard Collomb, président du Grand Lyon ou encore Jean-Jack Queyranne, président de la région) s’escriment à chaque inauguration à fustiger les baisses des aides de l’Etat, les candidats UMP ont tenté hier d’inverser la vapeur :
« Gérard Collomb aime se les approprier mais toutes les actions et mesures faites sur notre territoire n’auraient pas pu voir le jour sa ns les dotations de l’Etat. »
Et de citer la requalification du quartier de la Duchère, le « Grand projet de ville » de Vaulx-en-Velin, Lyon Cité Campus, la rénovation de la cathédrale Saint-Jean, la modernisation de l’A7, la restauration de la basilique de Fourvière. Entre autres.
Sur les dissensions internes au parti UMP, notamment avec la secrétaire d’Etat déléguée à la Santé, Nora Berra qui a évoqué de la discrimination dans sa fédération, Emmanuel Hamelin a répondu en toute bonne foi :
« On est en campagne, on ne fait pas la fine bouche en termes de compétences. »

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