Ce jeudi 5 avril après-midi, les 70 employés de la Mission locale de Lyon dont la présidente est Anne-Sophie Condemine, adjointe au maire de Lyon (centriste) en charge de l’emploi et de l’insertion, sont appelés à faire grève par les syndicats.
Ils mettent en avant un « mécontentement face à une situation qui n’est plus tolérable » :
« Les jeunes lyonnais sont de plus en plus en difficulté : précarité de plus en plus grande, chômage massif, absence de droit attaché aux moins de 25 ans, absence de solutions de logement, augmentation du nombre de mineurs sortis du système scolaire, nombre de jeunes sans qualification toujours aussi conséquent… Face à cela : leur Mission locale est de plus en plus démunie ».
Selon la CGT et la CFDT, le nombre de jeunes suivis par la Mission Locale a augmenté de 8 % en 2011 alors que « le nombre de postes de conseillers s’est réduit via un plan de licenciement, un poste non remplacé et un redéploiement ».
Comme à Pôle Emploi, le nombre de jeunes suivis par un conseiller augmente et la souffrance au travail fait son apparition :
« Ils ont en charge des portefeuilles de plus de 150 jeunes en suivis actifs. (…) Les salariés s’épuisent et les risques psychosociaux s’aggravent. La course aux objectifs et aux résultats chiffrés est de plus en plus grande. Les pressions de toutes parts de plus en plus fortes ».
Dans une lettre envoyée aux élus financeurs (essentiellement Etat, Région, Ville de Lyon), les syndicats demandent un « renfort en personnel ».

Enquêter sur l’extrême droite, mettre notre nez dans les affaires de patrons peu scrupuleux, être une vigie des pouvoirs politiques… Depuis 14 ans, nous assurons toutes ces missions d’utilité publique pour la vie locale. Mais nos finances sont fragiles. Nous avons besoin de 30 000 euros au 16 avril pour continuer d’être ce contre-pouvoir local l’année prochaine.
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