Une victoire nuancée : seul le préjudice moral de cette usagère de la ligne TER Lyon-Ambérieu a été reconnu. Soizig Parasols a perdu son emploi à l’été 2010, à la suite de retards répétés au travail. Ce mardi, le tribunal de grande instance de Paris a condamné la SNCF à lui verser 1500 euros (alors que la jeune femme réclamait 45 000 euros de dommages et intérêts). Selon son avocat David Metaxas, le préjudice matériel n’a pas été retenu parce que la plaignante a retrouvé un emploi deux mois après son licenciement.
Suite à ce jugement, l’Adula (Association de défense des usagers de la ligne Lyon/Ambérieu) continue à dénoncer les retards à répétition sur la ligne et envisage d’attaquer à son tour la SNCF. En 2011, une autre usagère avait déjà gagné un procès similaire après avoir passé six heures dans le train.

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