La hausse du prix de l’essence n’épargne personne. Elle touche même ceux qui n’ont pas encore leur permis de conduire. A Grenoble (Isère), les apprentis conducteurs sont directement concernés. Pour faire face à la hausse de leurs frais, la plupart des auto-écoles ont augmenté leurs tarifs.
Les heures de conduite ont augmenté de cinquante centimes à deux euros. Selon les établissements, l’heure de conduite est désormais facturée de 40 euros à 47 euros au lieu de 39 euros à 43 euros auparavant.
« On ressent fortement la hausse du prix de l’essence à l’auto-école. On ne rentre plus dans nos frais alors qu’on ne peut pas faire des prestations à perte », explique Ugo Donato, moniteur à l’Auto-école du lycée.
Les auto-écoles peinent à couvrir leurs frais à cause des augmentations régulières du prix de l’essence. Crédit photo : Jennifer Delrieux
Quelques auto-écoles retardent malgré tout la hausse de leurs prix. Thomas Vera, gérant de l’auto-école CERI, estime qu’il devra lui aussi en passer par là :
« Je n’ai pas encore augmenté mes tarifs. La dernière fois, c’était il y a un an et demi. Mais je vais être obligé de le faire, courant mars je pense. Nos marges ne sont déjà pas énormes ».
La faute au prix d’un plein d’essence qui a bondi ces derniers mois. « Un plein nous coûte 62 euros maintenant alors qu’il y a un an, on payait environ 45 euros », se lamente Virginie Roy, gérante de Ad Hoc Conduite. Sachant qu’une auto-école fait le plein de ses véhicules tous les cinq à dix jours, la note est rapidement salée, d’autant plus que les prix des assurances et des véhicules augmentent régulièrement eux aussi. « On paie désormais 500 euros de plus pour remplir le réservoir de nos cinq véhicules pour un mois », précise Perrine Castejon de Bastille Formation.
« On augmente progressivement nos prix pour éviter que les élèves soient surpris et que cela soit trop lourd pour eux », explique Perrine Castejon de Bastille Formation. Crédit photo : Jennifer Delrieux
Mais les auto-écoles ont bien conscience que ce coût supplémentaire va être difficile pour les élèves. Ce sont souvent des jeunes qui ont peu de revenus. « On ne peut pas augmenter indéfiniment. Il faut que les gens puissent payer. Il faut trouver un compromis entre la hausse du carburant et la possibilité qui reste aux élèves de payer les heures de conduite qu’ils doivent prendre en dehors du forfait », estime une responsable d’auto-école du quartier de l’Abbaye. Sans avoir pour l’heure trouvé la solution.

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