Certes la chaîne n’était pas continue, certes les plus optimistes des organisateurs voulaient réunir 200 000 personnes. Mais rassembler 60 000 participants est un réel succès souligné par les co-organisateurs, le Réseau « Sortir du nucléaire » et le collectif « Réaction en Chaîne Humaine » dans leur communiqué :
« plus de 60 000 personnes ont déferlé dans la vallée du Rhône, de Lyon à Avignon, en formant une gigantesque chaîne humaine. (…) Ces dizaines de milliers de personnes ont démontré que la sortie du nucléaire est une aspiration forte partagée par la majorité des citoyens français ».
Faire une chaîne humaine de Lyon à Avignon, via la nationale 7 qui longe le Rhône et ses centrales nucléaires, était avant tout une question de symboles :
- La date : le 11 mars 2011 marquait le début de la catastrophe nucléaire de Fukushima
- Le lieu : avec ses 14 réacteurs, Rhône-Alpes est la région la plus nucléarisée d’Europe
- La distance : 230 km, soit la distance qui sépare Fukushima de Tokyo
Venus de toute la France et même d’autres pays d’Europe, les anonymes ont pu croiser des figures de la politiques. Deux candidats à la présidentielle se sont positionnés en face de la centrale de Cruas (Ardèche) : Philippe Poutou pour le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) et Eva Joly pour Europe Ecologie – Les Verts (EELV).
Les Ecolos étaient évidemment omniprésents : Philippe Meirieu, Michèle Rivasi, José Bové, Dominique Voynet ou encore Jean-Vincent Placé avaient fait le déplacement. L’ex-Vert et actuel vice-président du MoDem, Jean-Luc Bennahmias était également présent.

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