C’est la grogne dans les organisations syndicales du leader mondial de l’intérim, Adecco. La Cfdt, Fo, Sud, Unsa et la Cfe-Cgc ont dénoncé hier midi un « délit d’entrave » dans le cadre du projet de restructuration qui devrait entraîner le départ volontaire de 530 salariés en France. Un projet qui prévoit la fusion des deux réseaux, Adia et Adecco, sous la seule marque Adecco dans le but de « préserver la compétitivité du groupe sur le marché de l’intérim et du recrutement généraliste », selon un porte-parole d’Adecco France.
Mais les syndicats s’insurgent contre le fait que cette information ait été divulguée par la presse avant même d’être présentée aux élus du comité central d’entreprise qui était réunit hier matin au Palais des congrès de Lyon. Alain Butigieg, délégué Syndical Central CFDT :
« Ce qui est choquant c’est que l’annonce de ce plan ait été faite à l’arrache, avant même qu’il ne soit présenté aux partenaires sociaux. Mais apparemment, à Zurich (ndlr : le siège mondial du groupe) cela se passe comme ça… »
Les syndicats devraient, par ailleurs, se rencontrer la semaine prochaine pour évoquer la possibilité d’intenter une action en justice.
« Tout ce qu’on souhaite maintenant c’est que ce plan ne soit pas trop traumatisant pour les salariés après le précédent de 2008, précise Alain Butigieg, en espérant que ces départs soient bien volontaires et que personne ne sera poussé dehors ».
Le chiffre d’affaires mondial et français du groupe a connu une hausse 10% sur l’année 2011, et son bénéfice net progresse de 23%. Les résultats d’Adecco ralentissent toutefois depuis l’automne dernier.

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