Le placement en liquidation judiciaire sonne souvent comme la fin définitive d’une entreprise. Dans le cas du fabricant de lingerie, ce n’est pas encore un plan social qui s’annonce. La décision du tribunal de commerce de Lyon du 22 décembre a surtout pour finalité que les AGS (le régime qui garantit les salaires) versent les salaires, à la place de l’entreprise en redressement judiciaire depuis le 27 octobre.
Autre décision du tribunal de commerce de Lyon : la période de dépôt des candidatures de reprise a été repoussée au 29 décembre.
Depuis fin novembre, quatre candidats sont intéressés :
- Isalys, sous-traitant tunisien de Lejaby, associé à Alain Prost, ex-directeur général de La Perla, à Chantelle et à un fonds privé milanais San Babila. 194 personnes seraient maintenues au siège de Rillieux-la-Pape.
- Canat, PME de Millau spécialisée dans la lingerie féminine de nuit, maintiendraient 50 salariés (sur 100) à l’usine d’Yssingeaux (Haute-Loire) et 100 à Rillieux
- Emmanuel Venot, actuel directeur commercial, et deux autres cadres sont candidats mais n’ont pas bouclé leur montage financier, selon les Echos. 145 salariés seraient conservés dont 35 à Yssingeaux et 21 à l’étranger,
- Le fonds britannique Pacific Junction Corporation, crée par deux entrepreneurs français, avait fait la meilleure offre sur le plan social. Mais, toujours selon les Echos, aucun de ses représentants n’étaient à l’audience du 22 décembre.
Quant à l‘investisseur grenoblois, Abcia, il a jeté l’éponge. « Notre offre n’est plus d’actualité », a déclaré, à l’AFP, Rodolphe Tarnaud, PDG d’Abcia. Selon Patrice Henry, un associé du projet Abcia, « il fallait être en place au 1er janvier, rassurer les clients, payer les fournisseurs au moment où la saison printemps-été commence ».

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