Lundi, les élus de la Communauté urbaine de Lyon, après la révision du plan local d’urbanisme, ouvraient le bal des débats d’orientation budgétaire pour 2012, qui ont lieu chaque année à la même époque dans les collectivités locales.
Le budget du Grand Lyon fait apparaître des recettes en augmentation de 3,7% par rapport à 2011 alors que les dépenses de fonctionnement n’augmentent que de 2,6% pour atteindre les 1 milliard d’euros.
Les « efforts » (dixit Gérard Collomb) faits sur les dépenses de fonctionnement permettent de limiter le recours au crédit.
C’est bien de ça dont il s’agit : la contraction du crédit oblige les collectivités à faire preuve d’invention, car comme l’explique Jacky Darne, vice-président chargé des Finances, « la question du coût du crédit peut nous fragiliser comme toutes les collectivités » :
« Une agence financière des collectivités est en cours de constitution pour avoir recours directement à de l’emprunt obligataire dans passer par le système bancaire. Mais une modification législative est nécessaire. En attendant, nous avons obtenu de la Banque Européenne d’investissement un prêt de 200 millions à un taux intéressant ».
Avec 603 millions d’euros d’investissement pour 2012, le Grand Lyon compte également sur l’autofinancement (210 millions). Et pour le reste, comme toutes les collectivités, les élus grand lyonnais prient pour que le niveau des taux d’intérêt diminuent.

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