Trois mois après le début de l‘affaire Neyret, le ministre de l’Intérieur était en visite ce matin à la police judiciaire (PJ) de Lyon. Il n’a pas seulement intronisé officiellement les remplaçants de Michel Neyret, le Numéro 2 (en prison) et du numéro 1 Claude (muté à l’IGPN) qui sont respectivement Nathalie Tallevast et Francis Choukroun.
Avec Christian Lothion, directeur central de la PJ et Frédéric Péchenard, directeur général de la police, qui étaient du voyage, il a annoncé qu’il « fallait tirer les leçons des malheureux événements ». Et comme il l’avait déjà évoqué, il veut renforcer les « appuis » de la police judiciaire en matière de déontologie. Voici la liste des mesures :
1. Renforcer la formation initiale et continue
2. Rénover le code de déontologie de la police nationale
3. Créer au sein de l’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN) une équipe d’appui à la pratique déontologique. « S’ils ont un souci sur une attitude à adopter, les fonctionnaires de police pourront se tourner vers des praticiens expérimentés ».
4. Publier un code de traitement des sources « alors qu’il en existe un en matière de renseignement ». Des règles vont être préciser sous la forme d’un livret. « L’une des règles importantes sera qu’il faut toujours veiller à ce qu’il y ait un référent hiérarchique en matière de traitement des sources « .
Claude Guéant a résumé la philosophie de ces mesures : « protéger les fonctionnaires de police pour qu’il ne soit pas seul face à une situation difficile ».
Dans ce lot, rien sur la rémunération des indics alors que cette question est au coeur de l’affaire Neyret, qui est notamment soupçonné d’avoir détourné des saisis de cannabis pour rémunérer ses sources.

Enquêter sur l’extrême droite, mettre notre nez dans les affaires de patrons peu scrupuleux, être une vigie des pouvoirs politiques… Depuis 14 ans, nous assurons toutes ces missions d’utilité publique pour la vie locale. Mais nos finances sont fragiles. Nous avons besoin de 30 000 euros au 16 avril pour continuer d’être ce contre-pouvoir local l’année prochaine.
En 2025, nous faisons face à trois menaces :
- Un procès-bâillon : nous allons passer au tribunal face à Jean-Michel Aulas, ex-patron de l’OL qui nous attaque en diffamation.
- Des réseaux sociaux hostiles : Facebook, X, mais aussi Google, ces plateformes invisibilisent de plus en plus les médias indépendants en ligne.
- La montée de l’extrême droite : notre travail d’enquête sur le sujet nous expose et demande des moyens. Face à Vincent Bolloré ou Pierre-Edouard Stérin qui rachètent des médias pour pousser leur idéologie mortifère, notre média indépendant est un espace de résistance.
Pour toutes ces raisons, nous avons besoin de votre soutien : abonnez-vous ou faites un don à Rue89Lyon !
Chargement des commentaires…