1997 / L’avant Tranxène
La Génération X et ses enfants à problèmes cherchent une porte de sortie au grunge, moins radicale que celle de Kurt Cobain. Certains la trouvent dans la musique électronique et de nouvelles sonorités qui nous viennent de Bristol. Avec le trip hop, les maniaco-dépressifs ont enfin un motif de satisfaction. JJJ, de sa Suède natale, s’impose alors sur le continent et nous livre Whiskey et Tattoo, deux premiers albums solos somptueux aux volutes jazzy, qui suintent l’humour triste et la mélancolie.
2002 / L’abus d’antidépresseur
Puis vint le temps du revival Eigthies et des synthétiseurs criards. Les musiciens de la scène électronique s’y engouffrent allégrement et Jay Jay nous livre sa partition. L’album Antenna sonne le glas du bon goût pour le crooner à la voix cristalline. Sans doute trop dans l’air du temps, le disque, rapidement, se démode. Rien de véritablement honteux en dehors d’un packaging tapageur où l’artiste se mue en grande tige androgyne qui ferait même marrer Marylin Manson.
2011 / Retour en dépression
Avec Spellbound, son 9e album, Jay Jay Johanson opte pour un retour salvateur à la sobriété. Finies les couleurs et les franges, c’est tout en barbe et en cheveux qu’il retrouve le désespoir du premier jour. Retour du frisson qui hérisse le poil avec un album épuré et sans artifice. On a alors envie de croire que ça ne va pas fort dans la vie de l’auteur compositeur interprète pour justifier tout le spleen qui émane du disque et ainsi confirmer l’adage : le malheur des uns fait le bonheur des autres.
Pratique
Jay Jay Johanson. Le 22 novembre au Marché Gare

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