A l’origine, le projet de transformation de la place des Pavillons était très minéral, avec piétonisation et « place de marché ».
A l’arrivée, le projet est tout autant minéral. Rien n’a fondamentalement bougé. Béatrice Vessiller tient tout de même à insister :
« On a augmenté la végétalisation ».
La vice-présidente à l’urbanisme, à la Métropole de Lyon, met en avant les « quelques arbres » qui ont été sauvés.
« On a réduit également le stationnement et augmenter les arceaux pour les vélos ».
S’agissant de la place de marché, elle était déjà programmée. Rien n’a été modifiée. Il n’y a toujours pas de bornes électriques qui permettraient des camions frigorifiques.
La direction du commerce de la Ville de Lyon travaille sur les marchands ambulants qui pourraient s’installer, malgré cette absence d’électricité.
>> Cet article est un extrait de notre enquête : A Gerland, les projets urbains de Gérard Collomb réorientés « à la marge »
Des voitures sur les bandes cyclables
Le président du Comité d’intérêt local (CIL) Gerland/Jean-Macé-Guillotière, Raymond Joumard reprend sa critique principale contre l’exécutif :
« Les écolos trouvent qu’il y a trop de voitures mais les commerçants nous disent que des clients les appellent pour annuler car ils ne trouvent pas de place pour se garer. Résultat, les voitures se garent sur les bandes cyclables qui débouchent sur la zone de rencontre ».
Cette « zone de rencontre » piétons/voitures/vélos a été élargie à la rue Marcel-Mérieux.
L’adjoint (PCF) à l’urbanisme du 7e arrondissement, Boris Miachon Debard explique :
« Si on avait voulu ajouter de l’électricité et des toilettes publiques sur la place, il aurait fallu reprendre tout le projet depuis le début. Avec les surcoûts que l’on peut imaginer ».
Place des Pavillons ou ailleurs à Gerland, l’exécutif n’a ainsi pas voulu défaire les projets sur les rails, pour une raison de finances publiques.
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