D’année en année, les revendications ne changent pas. Il s’agit de dénoncer « les politiques migratoires des États responsables des morts aux frontières ». Parmi les revendications, on trouve « la régularisation de tous les sans-papiers », « le droit au travail pour toutes et tous » ou encore « la fermeture des Centres de Rétention Administrative (CRA) ».
A Lyon, la situation préoccupante des jeunes migrants mise en avant
Dans son communiqué de presse, le Collectif de soutien aux migrants a placé en tête de cette liste de revendications, « la prise en charge des mineurs étrangers par l’aide sociale à l’enfance, la fin du harcèlement concernant leur âge et l’attribution d’un titre de séjour pérenne à 18 ans ».
La situation des jeunes mineurs qui arrive à Lyon reste en effet préoccupante, alors que l’hiver s’installe.
Pendant la crise sanitaire, les jeunes migrants qui débarquaient dans la métropole avaient été systématiquement mis à l’abri par la Métropole, sans considération du fait qu’ils aient été majeurs ou mineurs. une “exception” liée au contexte socio-sanitaire. Mais depuis le mois de mai dernier, les jeunes évalués majeurs sont remis à la rue.
Cet été, après un campement et la prise en charge partielle de ces jeunes par la Ville de Lyon, un nouveau squat, baptisé le Chemineur, a dû être ouvert à la Croix-Rousse par les soutiens. Il accueille aujourd’hui une quarantaine d’adolescents et il affiche complet.
Des jeunes migrants continuant d’arriver chaque jour à Lyon, un nouveau squat a été ouvert place Chardonnet.
Les derniers arrivés, eux, doivent se contenter d’une tente et d’un duvet que leur remettent les Lyonnais·es qui s’occupent bénévolement de ces jeunes depuis le début.
L’immense majorité de ces adolescents disent être mineurs et avoir entre 14 et 17 ans. Au terme de l’évaluation de leur âge qu’a fait l’association Forum Réfugiés, la Métropole de Lyon a pourtant conclu à leur majorité, et n’a donc aucune obligation légale de prendre en charge ces jeunes. Pour les services de l’État, ils ne sont pas majeurs non plus.
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