Et c’est (re)parti pour un tour. Le 29 juin, la préfecture du Rhône a annoncé le lancement de la concertation publique sur le passage en 2 x 3 voies de l’A46, au sud de Lyon. Dans ce cadre, plusieurs réunions publiques vont avoir lieu dans les communes concernées. Une est prévue ce mardi 6 juillet au soir, à Bron.
Sorte de contournement Est a minima, pour ses détracteurs, ce projet doit permettre de rajouter deux voies à l’A46 Sud entre Ternay (A7) et Manissieux (A43), soit sur une distance de 20,6 kilomètres. Un aménagement est également prévu au nœud de Manissieux. Coût du projet annoncé : 250 millions d’euros. Les maîtres d’ouvrage ? Vinci, en charge des autoroutes du sud de la France (ASF) et la direction général des infrastructures des transports et de la mer (DGTIM).
Objectif de ce projet autoroutier : fluidifier la circulation à « toutes les échelles » et « participer à trouver une solution de franchissement viable à l’Est de Lyon », selon les termes de la consultation préalable. Un enjeu majeur alors que plusieurs élus de l’Est craignent un report de la circulation d’Ouest en Est, du fait du déclassement de l’ex A6-A7 (aujourd’hui M6-M7).
Problème : ce dernier est (très) loin de faire l’unanimité. Il réussit l’exploit de rassembler l’opposition des écologistes, anti-autoroute, et d’une partie des élus de droite de l’Est lyonnais, à commencer par le maire de Saint-Priest, Gilles Gascon.
Ce dernier plaide toujours pour le développement d’un grand contournement Est pour fluidifier la circulation. Un vieux serpent de mer toujours en panne sèche.
Preuve des tensions liées au projet : une réunion publique n’a pu se tenir, le 1er juillet, du fait de la forte présence d’opposants. Selon la préfecture, ces derniers ont bloqué l’accès à la salle des fêtes.
Une nouvelle réunion publique est prévue à Bron ce mardi 6 juillet.
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