La situation continue de s’améliorer à Lyon et dans le Rhône. La circulation de l’épidémie reste toutefois encore forte. Les prochains assouplissements des mesures sanitaires ne doivent pas laisser penser que le niveau de circulation de l’épidémie est faible. Ou comparable à celui de la sortie du premier confinement il y a un an.
La comparaison reste toutefois difficile. Il y a un an, le dépistage n’en était qu’à ses débuts. Encore très faible. Il était presque 10 fois inférieur à celui constaté au 8 mai 2021 sur une semaine. L’incidence était restée toutefois très faible à mesure que le dépistage s’intensifiait. Au dernier pointage disponible, elle était de 218 cas pour 100 000 habitants dans le Rhône (au 8 mai 2021, sur 7 jours glissants). Selon les seuils en vigueur, elle est donc plus de 4 fois supérieure au seuil d’alerte.
L’incidence dans la Métropole de Lyon reste supérieure à la moyenne nationale selon les données de Santé Publique France.
Dans le Rhône, une incidence 4 fois supérieure au seuil d’alerte
Le ralentissement de la circulation du virus semble toutefois bien réelle dans la métropole de Lyon et le Rhône. L’incidence n’a pas cessé de décroître malgré une légère reprise du dépistage. Et les indicateurs hospitaliers continuent de montrer une diminution de la pression. Sur les services de réanimation notamment. Là encore, amélioration ne veut pas dire forte décrue et retour à la normale pour les hôpitaux de Lyon et du Rhône. Au 11 mai, près de 900 patients Covid+ étaient hospitalisés dans le Rhône. Dont 230 environ en réanimation.
Au niveau régional, la pression hospitalière diminue également. Elle reste forte là aussi. Au 11 mai, les patients Covid+ représentaient 93% des lits de réanimation en capacité initiale des hôpitaux d’Auvergne-Rhône-Alpes. Ce qui signifie donc que beaucoup d’entre eux sont toujours en capacité augmentée.
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