Suite notamment à plusieurs signalements de thromboses, l’utilisation du vaccin d’AstraZeneca contre la Covid-19 a été suspendue en France les 16 et 17 mars derniers. À Lyon et dans le Rhône, comme dans l’ensemble de la région Auvergne-Rhône-Alpes, le nombre d’injections du vaccin anglais a logiquement diminué.
Chute des injections du vaccin d’AstraZeneca à Lyon et dans sa région
Les données de Santé Publique France permettent de suivre l’évolution de la campagne de vaccination. Au 15 mars, veille de sa suspension, le vaccin AstraZeneca était le plus administré en Auvergne-Rhône-Alpes :
- 79 646 injections (1ère dose) du vaccin d’AstraZeneca sur une semaine glissante
- 59 636 injections (1ère dose) du vaccin de Pfizer/BioNTech
- 8 430 injections (1ère dose) du vaccin de Moderna
Une semaine de « pause » pour AstraZeneca à Lyon et sa région
Les injections de vaccin AstraZeneca ont depuis retrouvé un niveau quasi équivalent à celui connu à Lyon et sa région avant sa suspension. Au 27 mars, dernier relevé disponible, 68 000 premières doses du vaccin avaient été injectées sur 7 jours en Auvergne-Rhône-Alpes. Elles étaient environ 10 000 de plus avant sa suspension.
Il a fallu attendre le 23 septembre, soit une semaine après la levée de sa suspension, pour voir l’utilisation du vaccin reprendre véritablement.
Les statistiques sur le nombre d’injections sont également dépendantes des stocks et disponibilités des doses.
Davantage de vaccins Moderna pour compenser ?
La tendance reste à confirmer. Nous ne disposons pour l’heure que de 4 jours de recul (chiffres arrêtés au 21 mars) dont deux jours de week-end où la vaccination est moins forte. Les prochains jours diront si la suspension temporaire du vaccin d’Astrazenaca entraîne une chute durable de son utilisation. Et si elle contribue à ralentir la campagne de vaccination en Auvergne-Rhône-Alpes. Au moment où l’épidémie de Covid-19 dans le Rhône et la région semble bel et bien s’aggraver.
Comme le laissent penser les chiffres à l’échelle de la région Auvergne-Rhône-Alpes, cette baisse du recours au vaccin anglais est en partie compensée par le recours au vaccin Moderna. Le détail des statistiques des injections de vaccins contre la Covid-19 par département l’illustre bien.
Au 21 mars, le vaccin d’AstraZeneca était le moins utilisé dans la quasi totalité des départements d’Auvergne-Rhône-Alpes. En Savoie et Haute-Savoie ainsi qu’en Haute-Loire et dans le Puy-de-Dôme ou encore l’Ardèche et l’Allier, il était ces derniers jours moins utilisés que celui de Moderna.
Rue89Lyon est menacé ! Enquêter sur l’extrême droite, mettre notre nez dans les affaires de patrons peu scrupuleux, être une vigie des pouvoirs politiques… Depuis 14 ans, nous assurons toutes ces missions d’utilité publique pour la vie locale. Mais nos finances sont fragiles. Nous avons besoin de 30 000 euros au 16 avril pour continuer d’être ce contre-pouvoir local l’année prochaine.
En 2025, nous faisons face à trois menaces :
- Un procès-bâillon : nous allons passer au tribunal face à Jean-Michel Aulas, ex-patron de l’OL qui nous attaque en diffamation.
- Des réseaux sociaux hostiles : Facebook, X, mais aussi Google, ces plateformes invisibilisent de plus en plus les médias indépendants en ligne.
- La montée de l’extrême droite : notre travail d’enquête sur le sujet nous expose et demande des moyens. Face à Vincent Bolloré ou Pierre-Edouard Stérin qui rachètent des médias pour pousser leur idéologie mortifère, notre média indépendant est un espace de résistance.
Pour toutes ces raisons, nous avons besoin de votre soutien : abonnez-vous ou faites un don à Rue89Lyon !
Chargement des commentaires…