Depuis plusieurs jours, l’événement se diffuse sur les réseaux sociaux et prend de plus en plus d’ampleur. A Paris, la marche pour le climat compte déjà 22 000 participants supposés et « intéresse » 99 000 autres personnes. Le but de cette mobilisation citoyenne est d’encourager le gouvernement à prendre à bras le corps le dossier environnemental.
Sur Facebook, ils étaient cette fin de semaine près de 2500 à avoir confirmé leur participation à la marche lyonnaise sur les pages événements de l’association Explore Planète ainsi que celle du Siège de l’Hôtel de Ville de Lyon.
Les deux groupes partiront ensemble de l’Hôtel de ville jusqu’à la place Bellecour à partir de 15h. À l’origine, plusieurs marches dispersées devaient être organisées samedi, avant de s’unir la semaine dernière sous le nom « Dans nos rues pour le climat ».
D’autres manifestations sont également prévues un peu partout en France. C’est la démission de Nicolas Hulot au micro de France Inter qui a été l’élément déclencheur. Il avait notamment confié se sentir « tout seul à la manœuvre » sur les enjeux environnementaux au sein du gouvernement.
« La sauvegarde de la planète n’appartient à aucun état, parti ou ONG »
La France insoumise et Europe Ecologie-Les Verts (EELV) ont annoncé vouloir participer aux marches. Jean-Luc Mélenchon a appelé mercredi soir sur Twitter les citoyens à se joindre à ces manifestations, annonçant que lui-même défilerait à Marseille.
Les organisateurs de leur côté veulent s’émanciper d’une quelconque association avec un parti politique. Pour Thomas G., l’un des administrateurs d’une page spéciale mobilisation à Lyon, il est nécessaire de rappeler l’essence de cette marche :
» Cette démarche citoyenne est sans étiquette ni bannière et vient en complément (et en concertation) de celle de 10 associations et partis politiques (EELV, France insoumise). A notre sens la priorité est à la mobilisation et nous devons être le plus nombreux possible. »
Les rendez-vous donnés par les associations de protection de l’environnement ne manquent pas ces prochains jours. A commencer par la semaine de mobilisation « climat et finance » que co-organisent jusqu’au 15 septembre les ONG Attac et 350.org.
Rue89Lyon est menacé ! Enquêter sur l’extrême droite, mettre notre nez dans les affaires de patrons peu scrupuleux, être une vigie des pouvoirs politiques… Depuis 14 ans, nous assurons toutes ces missions d’utilité publique pour la vie locale. Mais nos finances sont fragiles. Nous avons besoin de 30 000 euros au 16 avril pour continuer d’être ce contre-pouvoir local l’année prochaine.
En 2025, nous faisons face à trois menaces :
- Un procès-bâillon : nous allons passer au tribunal face à Jean-Michel Aulas, ex-patron de l’OL qui nous attaque en diffamation.
- Des réseaux sociaux hostiles : Facebook, X, mais aussi Google, ces plateformes invisibilisent de plus en plus les médias indépendants en ligne.
- La montée de l’extrême droite : notre travail d’enquête sur le sujet nous expose et demande des moyens. Face à Vincent Bolloré ou Pierre-Edouard Stérin qui rachètent des médias pour pousser leur idéologie mortifère, notre média indépendant est un espace de résistance.
Pour toutes ces raisons, nous avons besoin de votre soutien : abonnez-vous ou faites un don à Rue89Lyon !
Chargement des commentaires…