Il pourrait faire les frais de son soutien affiché à Nicolas Sarkozy pendant la campagne de la primaire de la droite. Laurent Wauquiez assurait par interim (même s’il refusait que l’expression soit affichée) la présidence du parti Les Républicains et, malgré la neutralité fonctionnelle qui lui incombait, il n’a jamais caché ses préférences.
François Fillon est sorti largement vainqueur (près de 70% des voix à Lyon, proche de la moyenne nationale) et va maintenant faire en sorte que le parti soit une machine de guerre pour sa campagne en vue de 2017.
Paris Match évoque deux noms pour prendre la tête du parti : Bernard Accoyer, l’ancien président de l’Assemblée nationale et Bruno Retailleau, le président du groupe LR au Sénat – des fillonistes de la première heure.
Laurent Wauquiez a fait basculer son choix sur François Fillon entre les deux tours, notamment lors d’un meeting à Lyon pendant lequel il a appelé au rassemblement. C’est sans doute la carte qu’il joue actuellement pour conserver la tête du parti. Au micro de RTL ce lundi matin, il a sobrement déclaré (voir vidéo ci-après) :
« On va avoir l’occasion d’en discuter. J’aime ce que je fais mais, ce n’est pas moi qui décide. »
Lors du meeting à Eurexpo, Laurent Wauquiez avait également répondu à une question que ne lui avait pas posée François Fillon, lui assurant ne pas vouloir être ministre en cas de victoire de la droite en 2017.
Le Lab a repéré ce mardi 29 novembre des propos de Laurent Wauquiez de plus en plus offensif :
« Couper des têtes serait une violence inutile. En me virant, il [François Fillon] s’achèterait gratuitement un opposant. »
Enquêter sur l’extrême droite, mettre notre nez dans les affaires de patrons peu scrupuleux, être une vigie des pouvoirs politiques… Depuis 14 ans, nous assurons toutes ces missions d’utilité publique pour la vie locale. Mais nos finances sont fragiles. Nous avons besoin de 30 000 euros au 16 avril pour continuer d’être ce contre-pouvoir local l’année prochaine.
En 2025, nous faisons face à trois menaces :
- Un procès-bâillon : nous allons passer au tribunal face à Jean-Michel Aulas, ex-patron de l’OL qui nous attaque en diffamation.
- Des réseaux sociaux hostiles : Facebook, X, mais aussi Google, ces plateformes invisibilisent de plus en plus les médias indépendants en ligne.
- La montée de l’extrême droite : notre travail d’enquête sur le sujet nous expose et demande des moyens. Face à Vincent Bolloré ou Pierre-Edouard Stérin qui rachètent des médias pour pousser leur idéologie mortifère, notre média indépendant est un espace de résistance.
Pour toutes ces raisons, nous avons besoin de votre soutien : abonnez-vous ou faites un don à Rue89Lyon !
Chargement des commentaires…