La French Tech représente actuellement :
- 13 métropoles labellisées (Paris est hors concours comme « capitale incontestée des start-up en France », avec environ la moitié des 10 000 jeunes pousses françaises) : Aix-Marseille, Bordeaux, Brest-Lannion, Côte d’Azur, Digital Grenoble (devenu French Tech in the Alps), Lille, LorNTech, Lyon, Montpellier, Nantes, Normandy, Rennes, Toulouse.
- 66 entreprises en « hypercroissance » bénéficiaires du Pass French Tech (accompagnement VIP).
- 23 start-up étrangères attirées en France grâce au French Tech Ticket (70 d’ici janvier prochain).
- 655 Bourses French Tech, des subventions de 10 000 à 30 000 euros, accordées en 2015 soit 26 millions d’euros en deux ans.
- 5 investissements dans des accélérateurs pour 30 millions d’euros en tout (Axeleo à Lyon, West Web Valley à Brest, usine I/O à Paris…).
- 12 « hubs » à l’étranger pour aider à l’internationalisation (20 en fin d’année).
- 9 réseaux thématiques (tous en anglais du fait du « caractère international de la portée de ces thématiques ») : Health (médical, santé connectée, biotech), « IoT » pour internet des objets (impression 3D, robots, drones), EdTech (éducation et culture), Cleantech (mobilité, véhicule autonome, smart city, etc), FinTech, Sécurité-vie privée, Distribution, FoodTech (de l’agriculture à la restauration), Sports.
Mettre en réseau les territoires plutôt qu’en concurrence
Dans une interview accordée à Rue89, c’est Axelle Lemaire, la secrétaire d’Etat au numérique qui se charge de vendre le label, malgré l’absence de certains domaines clés pour un pays comme la France, notamment la mode :
« Le volume des investissements dans les start-up françaises a doublé en 2015 par rapport à 2014, et au premier trimestre 2016 par rapport à l’an passé. »
Axelle Lemaire rappelle que la French Tech a pour objectif de mettre en réseau les différents territoires et surtout pas de les mettre en concurrence. Lors de l’annonce de la reconduction des 13 métropoles, elle a également présenté la création de réseaux thématiques :
« Il faut plus voir cela comme des meetup que comme des concours. Cela permet de regrouper les start-up autour de leur thématique, en intégrant des associations privées comme France FinTech par exemple. C’est plutôt judicieux de leur octroyer une visibilité dans cette période post-Brexit. »
À noter qu’elle dénonce aussi la trop forte homogénéité dans le profil des innovateurs :
« Cela pose un double problème : cela appauvrit le vivier de ressources humaines potentielles et cela questionne la représentativité du secteur numérique et sa capacité à produire de l’innovation inclusive, pas seulement économique et technologique. Il faut travailler avec les associations de quartiers pour améliorer le taux de réussite de la création d’entreprise dans les banlieues. »
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