Au regard de l’âge des deux protagonistes, ce fait-divers survenu dans la commune de Vénissieux, dans la banlieue de Lyon, suscite de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, où l’on oscille entre désarroi et colère.
A 10 ans, un enfant scolarisé en école primaire, s’est muni d’un couteau pour, dit-il, faire cesser le racket dont il aurait été victime. Il a donc poignardé celui qu’il décrirait comme son bourreau, c’est à dire un autre enfant de l’école, âgé quant à lui de 12 ans. Tous les deux sont scolarisés en classe de CM2.
Ce jeudi, on apprenait que le pronostic vital du jeune garçon n’était plus en jeu, tandis que l’agresseur présumé se retrouvait devant un juge. Les lecteurs du fait-divers ne sont pas les seuls à avoir exprimé leur colère.
La maire communiste de Vénissieux, Michèle Picard, a déclaré :
« Ces deux élèves n’étaient pas spécialement connus pour des faits de violences ou de racket. Ils ont réglé les choses entre eux et la seule réponse a été la violence. Ça veut dire que la collectivité a échoué et cela me met en colère ».
Elle a adressé un courrier à la ministre, lui rappelant son « rôle déterminant à jouer en matière de prévention, pour donner aux enfants la possibilité de s’exprimer, de ne pas rester seuls face à leurs problèmes ».
Et d’ajouter :
« Il est urgent que l’Education Nationale mette en place des outils de préventions pour permettre aux enfants d’alerter, de se confier, de se sentir en sécurité entourés de référents responsables. »
Interrogés par télés et radio, différents éducateurs de ce quartier des Minguettes ont indiqué connaître les enfants et être surpris par une telle violence, dans laquelle il ne les aurait pas imaginés. La somme de 50 euros a également été évoquée par différents médias, comme objet de la querelle.
Pour l’heure, la ministre de l’Education n’a pas souhaité s’exprimer mais a envoyé sur place la rectrice afin, nous indique le cabinet, de tenter de trouver des solutions d’apaisement nous indique le cabinet, l’ensemble du groupe scolaire dans lequel sont scolarisés les deux enfants.
Rue89Lyon est menacé ! Enquêter sur l’extrême droite, mettre notre nez dans les affaires de patrons peu scrupuleux, être une vigie des pouvoirs politiques… Depuis 14 ans, nous assurons toutes ces missions d’utilité publique pour la vie locale. Mais nos finances sont fragiles. Nous avons besoin de 30 000 euros au 16 avril pour continuer d’être ce contre-pouvoir local l’année prochaine.
En 2025, nous faisons face à trois menaces :
- Un procès-bâillon : nous allons passer au tribunal face à Jean-Michel Aulas, ex-patron de l’OL qui nous attaque en diffamation.
- Des réseaux sociaux hostiles : Facebook, X, mais aussi Google, ces plateformes invisibilisent de plus en plus les médias indépendants en ligne.
- La montée de l’extrême droite : notre travail d’enquête sur le sujet nous expose et demande des moyens. Face à Vincent Bolloré ou Pierre-Edouard Stérin qui rachètent des médias pour pousser leur idéologie mortifère, notre média indépendant est un espace de résistance.
Pour toutes ces raisons, nous avons besoin de votre soutien : abonnez-vous ou faites un don à Rue89Lyon !
Chargement des commentaires…