SUR LA CROIX
Le Groupement régional alimentaire de proximité (GRAP) comprend sept salariés au service d’une dizaine de commerçants bio implantées dans un rayon de 150 kilomètres autour de Lyon.
Le principe clé : la mutualisation de leurs achats.
Kevin Guillermin, chargé des questions financières et juridiques au sein de GRAP, glisse :
« On gagne jusqu’à 15 % sur le prix catalogue ».
Le groupement permet également de mutualiser un certain nombre de services, comme par exemple l’utilisation d’un logiciel de gestion des stocks développé par le service informatique de GRAP, « joignable tout le temps ». Un vrai soulagement pour ces petites structures, qui profitent d’autres fonctions supports assurées par cette société coopérative d’intérêt collectif, de l’édition des fiches de paye aux déclarations fiscales.
Avec ses sept salariés se mettant au service d’une vingtaine d’entités économiques membres, employant quelque quarante-cinq personnes, GRAP fortifie la filière biologique rhônalpine, fragilisée par la concurrence croissante des hypermarchés.
Le groupement connaît une croissance à trois chiffres depuis sa création en 2013, et une dizaine de sociétés sont candidates pour le rejoindre.
Son chiffre d’affaires – 2,4 millions d’euros en 2014 et même 4 millions d’euros en intégrant les membres associés – lui ouvre les portes du secteur bancaire classique, mais pourtant, le réseau reste attaché à son partenaire historique, La Nef.
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