Mercredi, lors d’une visite dans un centre d’accueil des demandeurs d’asile (CADA) à Villeurbanne, le président (PS) du conseil régional, Jean-Jack Queyranne, a annoncé que le nombre de réfugiés attendus en Rhône-Alpes dans le cadre des engagements de la France au sein de l’Union Européenne est estimé à « 2 500 sur les deux prochaines années ».
Ces 2 500 réfugiés viendront s’ajouter aux autres demandeurs d’asile qui sont accueillis en Rhône-Alpes.
Selon l’Ofpra (cité par l’association Forum réfugiés), 3 632 demandeurs d’asile sont arrivés dans la région en 2014. Les nouveaux arrivants étaient 5 101 en 2013.
Même si le nombre d’arrivées est en baisse (moins 29%), les capacités d’accueil restent saturées.
On compte en effet 2 822 places de CADA en Rhône-Alpes et certains demandeurs d’asile attendent plus d’un an pour voir leur statut de réfugié reconnu ou être déboutés.
Résultat, de nombreux demandeurs d’asile se retrouvent actuellement à la rue, particulièrement à Lyon ou Grenoble.
C’est ce que reconnaissait le représentant du maire (PS) de Lyon, Michel Le Faou, lors du rassemblement de samedi en faveur de l’accueil des réfugiés, tout en mettant en avant « la tradition humaniste de la ville ».
De son côté, le président de la région Rhône-Alpes, en campagne pour sa réélection, parle de « valeurs de la République » et de « vocation d’humanisme social de la Région ».
Il a décliné, dans un communiqué de presse, une série de mesures pour « participer à l’élan de solidarité » :
- 500 000 euros afin de soutenir, l’ouverture de places d’hébergement pour les premiers arrivants.
- La mise à disposition de l’ancien site de la Région, à Charbonnières. « Il pourra accueillir une centaine de demandeurs d’asile ». L’ancien siège du conseil régional a déjà accueilli des SDF.
- L’attribution de 10 bourses régionales pendant trois ans à des étudiants syriens.

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