Michel Havard l’a annoncé mardi soir dans un communiqué. L’UDI rejette sa proposition d’union dès le premier tour aux municipales de mars prochain à Lyon.
Le candidat UMP avait en effet fixé un ultimatum : l’UDI devait donner une réponse ce mardi, à l’issue de son comité exécutif. Eh bien, c’est non. Au grand désespoir de Michel Havard :
« Je regrette que nous n’ayons pas pu aboutir à l’union que nos électeurs appellent pourtant de leurs vœux dès le 1er tour. »
Toutefois, le candidat UMP, qui avait déjà tenté d’organiser une primaire commune, ne ferme pas la porte. Il laisse entendre que le rassemblement est toujours possible entre les deux tours :
« Nous saurons, j’en suis sûr, nous retrouver pour proposer l’alternance attendue par les Lyonnaises et les Lyonnais, une alternance dont le succès aura une portée nationale. »
Christophe Geourjon, chef de file de l’UDI à Lyon, a réagi ce mercredi matin, lui aussi par voix de communiqué. Tout comme Michel Havard, il se félicite du pré-accord qui avait été trouvé, et qui prévoyait notamment de réserver un tiers des places sur les listes à l’UDI :
« Après de longues semaines d’échanges et de discussions, nous avons su trouver un accord où chacun avait fait des compromis. Cet accord était raisonnable pour l’UDI et pour l’UMP. Il permettait d’une part de faire émerger de nouveaux élus, et d’autre part de proposer une véritable alternative aux lyonnais face au système Collomb. Cet accord préparait l’avenir et le renouvellement ! »
Avant d’asséner un coup dans le dos à ses collègues de l’UDI, qui à l’instar du maire du 2e arrondissement, Denis Broliquier, s’opposaient à cet accord :
« Je déplore aujourd’hui que les ambitions personnelles et opportunistes de quelques uns aient retardé la mise en oeuvre de cette dynamique. »
Denis Broliquier a réussi à convaincre l’UDI du Rhône que sa stratégie était la meilleure : la constitution de listes autonomes notamment dans les deux arrondissements tenus par l’UDI (2e et 6e) pour exister.
Un enseignement pas si clair, pour Michel Mercier, le patron de l’UDI dans le Rhône. Interrogé par l’AFP (via lepoint.fr), il affirme :
« L’UDI n’a pas interrompu les négociations. Il y a encore des discussions. Mais si Michel Havard souhaite les interrompre, c’est son choix. »
Le moins que l’on puisse dire c’est que la division est de mise au centre et à droite. Ce qui ne peut que faire le jeu de Gérard Collomb.
> Actualisé à 15h45 avec la réaction de Michel Mercier

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