C’est le 18 juin et l’occasion de lancer des appels. Quand Gérard Collomb fait le sien, c’est en grande pompe, devant ses collègues sénateurs, pour lancer un club du « social réformisme ».
Le sénateur-maire socialiste de Lyon avait déjà donné un panel de ses idées sur la façon dont les réformes devraient être menées en France, dans une interview publiée sur lepoint.fr.
Ce mardi, accompagné d’économistes tels que Philippe Aghion, Gilbert Cette ou Etienne Wasmer, l’élu lyonnais a voulu faire la leçon à ses homologues de l’hémicycle, leur « donner les bases théoriques » si jamais ils étaient « en mal de repères ».
Une retraite à points, sur le modèle suédois ; réformer le millefeuille administratif ; réancrer les universités dans leur territoire ; créer une interface entre universitaires et politiques ; alléger le coût du travail, ont été quelques unes des idées évoquées, tandis que la divergence des économies des pays européens a été déplorée, tandis qu’une fiscalité juste et incitative a été prônée. Du Gérard Collomb dans le texte.
Entre déclarations générales et concepts applicables, le maire de Lyon a réussi son coup : donner quelque ampleur à son propos de baron local confortablement installé pour critiquer la politique centralisée parisienne, en s’entourant de pointures et en lui donnant le cadre d’un « club de réflexion », possiblement référent.
Aller plus loin
UMP à Lyon : Comment rappeler aux Lyonnais que Gérard Collomb est socialiste
Gérard Collomb et le socialisme de l’offre

Enquêter sur l’extrême droite, mettre notre nez dans les affaires de patrons peu scrupuleux, être une vigie des pouvoirs politiques… Depuis 14 ans, nous assurons toutes ces missions d’utilité publique pour la vie locale. Mais nos finances sont fragiles. Nous avons besoin de 30 000 euros au 16 avril pour continuer d’être ce contre-pouvoir local l’année prochaine.
En 2025, nous faisons face à trois menaces :
- Un procès-bâillon : nous allons passer au tribunal face à Jean-Michel Aulas, ex-patron de l’OL qui nous attaque en diffamation.
- Des réseaux sociaux hostiles : Facebook, X, mais aussi Google, ces plateformes invisibilisent de plus en plus les médias indépendants en ligne.
- La montée de l’extrême droite : notre travail d’enquête sur le sujet nous expose et demande des moyens. Face à Vincent Bolloré ou Pierre-Edouard Stérin qui rachètent des médias pour pousser leur idéologie mortifère, notre média indépendant est un espace de résistance.
Pour toutes ces raisons, nous avons besoin de votre soutien : abonnez-vous ou faites un don à Rue89Lyon !
Chargement des commentaires…