Le sort de Baby et Népal est scellé. Le juge des référés a rejeté vendredi 21 décembre, le recours déposé par Gilbert Edelstein qui réclamait l’annulation de l’arrêté préfectoral ordonnant l’euthanasie des éléphantes, atteintes de la tuberculose. Mais les défenseurs des animaux contre-attaquent, lundi 24 décembre, en envoyant une lettre à François Hollande, assortie d’une pétition signée par plus de 63 000 personnes.
Les défenseurs des animaux montent de nouveau au créneau. Dans une missive datée du 23 décembre et adressée à la « bienveillance » du chef de l’Etat, ces citoyens, qui qualifient leur démarche de « spontanée », font part de leur incompréhension quant à « l’urgence soudaine de l’euthanasie de Baby et Népal ». Ils demandent donc à François Hollande qu’un « débat public soit organisé », auquel ils voudraient voir convier les spécialistes et les associations.
Sursis sous forme de recours administratif
La requête du propriétaire du cirque Pinder, déposée le lundi 17 décembre au tribunal administratif de Lyon aura permis aux deux éléphantes du zoo de la Tête d’Or de bénéficier d’un sursis. Rien de plus. Le tribunal a en effet estimé que le risque sanitaire pour l’homme était trop important et expliqué :
« L’innocuité des animaux n’est pas susceptible d’être établie de manière certaine et les tests réclamés seraient longs à mettre en oeuvre et mettraient en danger les personnes chargées de les réaliser ».
Les nouveaux tests, demandés par Gilbert Edelstein, n’auront donc pas lieu. D’ailleurs, selon le tribunal, ils « seraient seulement de nature à confirmer une infection ». Le juge, conscient de l’engouement, suscité par cette affaire va jusqu’à mentionner le « souci (estimable) de ne pas abréger l’existence d’un animal » mais lui oppose « l’intérêt général de ne pas exposer la population à un risque de contamination ».
Le propriétaire des éléphants, Gilbert Edelstein, a annoncé un pourvoi en cassation.

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