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Sanofi a annoncé ce mardi la suppression de 900 emplois en France essentiellement dans la R&D. Si la première restructuration du numéro 4 mondial de la pharmacie avait été comprise par les salariés, cette fois, la pilule a du mal à passer.
Ce mardi 25 septembre, Sanofi a précisé l’ampleur de son plan social pour la France. 900 postes vont être supprimés d’ici 2015, en particulier dans ses effectifs de recherche et développement (R&D). Jusqu’à présent les syndicats redoutaient jusqu’à 2.500 suppressions d’emplois. Mais la direction n’a toujours pas défini ce qu’elle compte faire de son site de recherches à Toulouse (600 salariés). Elle indique juste avoir identifié des repreneurs potentiels.
Une autre question reste en suspens. Pourquoi diable le quatrième groupe pharmaceutique mondial s’attaque-t-il au nerf de la guerre ?
De nombreux brevets de médicaments blockbusters (dont le chiffre d’affaires dépasse le milliard d’euros) tombent dans le domaine public les uns après les autres jusqu’en 2012.
En réponse, le PDG Chris Viehbacher a lancé deux plans d’économie de 2 milliards d’euros.
Pour le premier, ce sont 3.000 têtes chercheuses qui tombent (-22% de l’ensemble), 40% de projets abandonnés et près de la moitié des centres de recherche fermés. En 2010, en l’espace de quelques mois seulement, la direction supprime 20% de l’effectif, soit 1.300 emplois!
Pour le second, Chris Viehbacher a promis aux actionnaires de faire encore mieux. En 2011, Sanofi a dégagé 8,8 milliards d’euros de bénéfice net. Il dégaine aussitôt une nouvelle réorganisation : Leap (le grand pas en avant) et … 2 milliards d’euros d’économies en plus (d’ici 2015) ! Combien de têtes tomberont cette fois-ci ?

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