Ils avaient jusqu’à vendredi pour quitter leur campement de fortune du parc de la Feyssine, à Villeurbanne. Prévenant l’expulsion, ces Roms s’étaient installés sur un terrain à proximité. Selon des militants associatifs, les premiers étaient arrivés en début de semaine, la majorité d’entre eux mercredi. Au total, environ 80 personnes dont une trentaine d’enfants.
Selon ces mêmes militants associatifs, ce jeudi, vers 13h, la police est intervenue pour les expulser de ce terrain. Les forces de l’ordre n’auraient pas eu besoin de jugement puisque les squatteurs se seraient installés depuis moins de 48 heures.
La préfecture confirme l’évacuation en expliquant qu’ »ils ont été empêchés de s’installer ».
En un mois, c’est au moins la deuxième fois que ce groupe de Roms essaye de squatter un lieu avant d’en être rapidement chassé. Une cinquantaine de personne avait élu domicile dans le parc public de la Feyssine, au début du mois août, après leur expulsion du squat de l’avenue Salengro. Un terrain propriété de la ville de Villeurbanne. Suite à cette évacuation, le maire (PS) Jean-Paul Bret, avec d’autres élus locaux socialistes, avait soutenu dans une tribune parue Le Monde, le gouvernement dans sa volonté de démanteler les « campements illicites de Roms ».
Dans un entretien à Lyon Capitale, le maire de la ville dit réclamer, une fois de plus, une « conférence d’agglomération » au préfet du Rhône :
« De la même manière que la France ne peut pas agir de façon isolée s’agissant de ressortissants européens, une ville, ne peut pas se lancer seule dans un quelconque programme. L’Etat doit proposer, mobiliser des ressources à l’échelle des départements ou des régions, et les villes accompagner. Chacun son rôle ! »

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