Une plainte à été déposée mercredi matin pour des faits d’agression sexuelle, contre deux joueurs de football dont l’attaquant de l’Olympique Lyonnais, Bafétimbi Gomis. Ils ont été mercredi soir tous les deux été mis en garde-à-vue, puis placés sous le statut de témoin assisté (un statut intermédiaire entre simple témoin et mis en examen) vendredi soir, selon leurs deux avocats, suite à l’ouverture d’une information judiciaire pour « viol par pluralité d’auteurs ».
A la sortie du bureau du juge d’instruction en charge de l’enquête, l’avocat de Gomis, Jean-Félix Luciani, déclarait à l’AFP (via leparisien.fr) :
« M. Gomis a été placé sous statut de témoin assisté. Il n’a pas été mis en examen. Il n’y a aucune mesure de contrainte contre lui. Cela va permettre à l’enquête de continuer sereinement et à la présomption d’innocence de M. Gomis de trouver pleinement application ».
La victime présumée avait affirmé à la police avoir identifié le footballeur de Lyon, mais ne pas connaître le nom du second sportif qui serait impliqué. Il s’agit en fait de Yohan Benalouane, un ancien co-équipier de Bafé Gomis au sein de l’AS Saint-Etienne, évoluant aujourd’hui dans un club italien.
Sur sa page officielle Facebook, Bafé Gomis s’est ainsi exprimé mercredi à 14 heures :
« Je vous informe que je démens formellement les accusations qui sont portées contre moi et que contrairement à ce qui a pu être écrit, je n’ai absolument pas passé la nuit en garde à vue. Merci pour tous vos messages de soutien. »
Une demi-heure après avoir posté ce texte, l’attaquant international recevait 280 messages de soutien et son statut était « aimé » par plus de 1300 personnes.
Ce jeudi se déroule une confrontation entre la plaignante et les deux joueurs qu’elle accuse de viol.
Les faits se seraient déroulés dans la nuit de mardi à mercredi, dans le 7e arrondissement de Lyon. Une enquête pour viol en réunion a été ouverte dans la foulée. La plaignante a été longuement entendue dans la journée de mercredi.
L’Olympique Lyonnais, qui se serait bien passé de ce coup de projecteur inattendu, a publié sur son site un communiqué lapidaire, démentant à ce moment de la journée le fait que :
« Bafétimbi Gomis ait passé la nuit en garde à vue conformément à ses propres déclarations et qu’un autre de ses joueurs soit susceptible d’être impliqué dans l’enquête mentionnée par ces médias qui diffusent des informations pouvant porter préjudice tant aux personnes qu’à l’institution OL. »
Le club avait aussi déclaré suivre « en parfaite synergie » l’évolution de l’enquête.
placement en garde-à-vue des deux joueurs.
>Mise à jour jeudi à 12h.
>Mise à jour vendredi à 16h.
> Mise à jour samedi à 16h. Contrairement à ce que nous avions écrit vendredi, Gomis et Benalouane ne sont pas sous contrôle judiciaire mais ils ont le statut de témoin assisté.

Rue89Lyon est menacé ! Enquêter sur l’extrême droite, mettre notre nez dans les affaires de patrons peu scrupuleux, être une vigie des pouvoirs politiques… Depuis 14 ans, nous assurons toutes ces missions d’utilité publique pour la vie locale. Mais nos finances sont fragiles. Nous avons besoin de 30 000 euros au 16 avril pour continuer d’être ce contre-pouvoir local l’année prochaine.
En 2025, nous faisons face à trois menaces :
- Un procès-bâillon : nous allons passer au tribunal face à Jean-Michel Aulas, ex-patron de l’OL qui nous attaque en diffamation.
- Des réseaux sociaux hostiles : Facebook, X, mais aussi Google, ces plateformes invisibilisent de plus en plus les médias indépendants en ligne.
- La montée de l’extrême droite : notre travail d’enquête sur le sujet nous expose et demande des moyens. Face à Vincent Bolloré ou Pierre-Edouard Stérin qui rachètent des médias pour pousser leur idéologie mortifère, notre média indépendant est un espace de résistance.
Pour toutes ces raisons, nous avons besoin de votre soutien : abonnez-vous ou faites un don à Rue89Lyon !
Chargement des commentaires…