La communauté urbaine de Lyon a voté lundi l’adhésion au Pôle métropolitain. Rejoignant ainsi les communautés urbaines de Saint-Etienne, Vienne (qui ont déjà voté) et Bourgoin-Jallieu (qui votera en décembre).
Depuis la loi de décembre 2010 sur les collectivités territoriales, le Grand Lyon avait le choix entre la création d’une Métropole (le mariage) ou la création d’un réseau plus souple, un Pôle métropolitain. Répondant aux critiques de son opposition UMP qui dénonce une « structure bâtarde », Gérard Collomb justifie le choix de fiançailles par l’histoire et la géographie : « Lyon n’est pas une grande ville avec des petites communes autour. Je ne me voyais pas proposer aux Stéphanois d’entrer dans une grande ville dominante contre laquelle ils se sont longtemps positionnés. Pour passer du Pôle à la Métropole, il faudra du temps ».
Ce Pôle métropolitain sera officiellement lancé en juin 2012 avec une administration réduite dont le siège sera la Maison du fleuve à Givors. Concrètement, outre le développement économique et culturel, le premier chantier reste les transports en commun avec la mise en réseau des différents syndicats de transports. A terme, l’idée est de créer une carte voire un ticket unique avec une tarification par zone.
Le Pôle développera un urbanisme le long des lignes de transport en aidant à la création de gare et de parking-relais. Lyon pourrait ainsi aider Vienne à créer une deuxième gare à l’extérieur du centre-ville.
Mais sans ressource propre, l’enjeu pour les quatre entités du Pôle consistera essentiellement à s’accorder sur des priorités de développement métropolitain pour ensuite chacun les financer.
Quant à la direction de ce nouvel échelon administratif, elle devrait être confiée à Gérard Collomb jusqu’en 2014.
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