Ce samedi matin, vers 8 h, la police a expulsé une quarantaine de Roms du centre social à Vénissieux. Depuis jeudi, soutenus par des associations, ils occupaient ce lieu pour demander un hébergement provisoire.
La maire (PCF), Michèle Picard, le leur avait refusé mais les avait autorisés à rester dans le centre jusqu’à lundi matin. Elle a finalement changé d’avis. Sur demande de la mairie, une trentaine de policiers accompagnés de deux interprètes sont intervenus pour évacuer le centre social. Une dizaine d’OQTF (obligation de quitter le territoire) ont été distribuées et des interrogatoires portant sur leur présence sur le territoire ont eu lieu. Une vingtaine de militants associatifs étaient présents. Selon l’un d’entre eux, la police est intervenue dans le calme et a transmis un message de la préfecture : les familles avec enfants pourraient obtenir une solution d’hébergement en se présentant au Pôle Famille du Mail, à Perrache. Une vingtaine de personnes sont concernées. A 9h30, la police est repartie. Accompagnés par les militants associatifs, les Roms sont partis à Perrache pour trouver un hébergement. A 16h30, la maire de Vénissieux envoyait un communiqué :
« Je me félicite que nous soyons sortis par le haut de cette situation, en traitant dignement ces personnes ».
Et elle concluait une nouvelle fois :
« Nous devons tous prendre nos responsabilités, pour apporter des solutions humaines, dignes et pérennes : présidents du Conseil régional, général, Communauté urbaine, et tous les maires de l’agglomération, sous l’égide de l’État. La réponse du coup par coup, le renvoi de la patate chaude ne règle rien sur le fond ».
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